Les jeunes analystes financiers ont quelques fois des difficultés face à une analyse financière lorsqu’ils débutent dans la profession face au foisonnement de données qu’ils doivent décrypter.
J’ai décidé de faire un résumé des points clés à analyser pour l’étude d’une société.

Adaptation de l’analyse financière de Pascal Quiry
Après l’analyse stratégique, l’analyse d’entreprise se fait à travers ses différentes étapes :
- 1. l’analyse de la variation du CA
Les raison peuvent être :
- Le prix
- Le volume
- La variation du périmètre
Elle peut être une combinaison du prix, du volume et de la variation du périmètre.
- 2. L’évolution du résultat d’exploitation
Le résultat d’exploitation est la différence entre le chiffre d’affaire et toutes les charges d’exploitation de l’entreprise hors charges liés à son financement soit l’ensemble des charges diminuées des frais financiers et l’impôt.
- 3. Le point mort
Le calcul du point mort est fait par le rapport entre CF/marge sur coût variable
Marge sur coût variable= (CA-CV)/CA
Ce calcul permet de vérifier le risque.
L’investissement en finance peut prendre deux formes les immobilisations (corporelle, incorporelle) ou BFR.
- 4. Les immobilisations
Pour vérifier les immobilisations, on regarde le ratio entre l’immobilisation nette et l’immobilisation brute. Ce calcul répond à l’usure des machines. Un ratio proche de 1, je vais devoir investir.
Pour vérifier la cohérence de la politique d’investissement, on compare le montant (le ratio) de l’investissement et la dotation aux amortissements. Je dois mettre cet élément en rapport avec le chiffre d’affaires.
- 5. Le besoin en fond de roulement
C’est le décalage entre le paiement aux fournisseurs et le moment où je serai payé. J’ai besoin de cet argent pour tourner. C’est un décalage de trésorerie qui est comme un investissement, je renonce à une trésorerie car j’espère que les clients vont me payer plus à la fin.
Les deux caractéristiques du BFR sont
- la liquidité (transforme en cash rapidement).
- La permanence (existe tant que l’activité existe). L’activité se développe le BFR se développe également.
- Il est aussi saisonnier. Le niveau observé ne correspond pas à une moyenne.
Le BFR est composé des stocks, des clients et fournisseurs.
Pour les clients et les fournisseurs, on regarde le levier de l’entreprise. Par levier, j’entends le pouvoir de négociation avec ses clients ou fournisseurs.
Pour les stocks, on vérifie leur composition (produits finis, en cours de développement,…)
- 6. Le Financement
Dans le financement, on a deux points vue :
- L’analyse statique : pour procéder à cette analyse, on va calculer la Capacité d’autofinancement et le flux de trésorerie d’exploitation.
- Pour l’analyse dynamique : On se pose la question, suis-je capable de rembourser mes dettes ? On regarde la capacité à générer du cash. Pour cela, on fait un tableau de trésorerie prévisionnel.
- On peut également calculer le rapport de la dette/ EBE. Le ratio doit être inférieur ou égale 3 MAIS l’entreprise doit générer du cash. Ce niveau signifie que l’entreprise doit rembourser ses dettes en 3 ans. C’est une règle prudentielle.
La vérification peut se faire grâce au calcul du ratio suivant : dette/ trésorerie disponible.
- La dernière approche est de comparer la dette par rapport aux capitaux propres. En sachant qu’on est dans une optique de liquidation. Il faut imaginer que les éléments d’actifs en valeur comptable ne seront pas totalement récupérer par les créanciers. De plus, ils seront récupérés à leur valeur réelle sur le marché.
- 7. La rentabilité
Elle est le rapport d’une marge sur les capitaux investis pour obtenir cette marge. Une marge est la différence entre des produits et des charges.
Il existe deux sortes de rentabilité :
- La rentabilité économique qui est lié à l’activité de l’entreprise. Elle se calcule par le rapport entre le résultat d’exploitation sur l’actif économique qui est la somme des immobilisations et du BFR. Ce rapport est multiplié par 1-taux d’imposition car on raisonne après impôt.
- La rentabilité des capitaux propres est le rapport entre le résultat net et les capitaux propres.
La formule de l’effet de levier :
La rentabilité des capitaux propres = rentabilité des actifs économiques après IS + (rentabilité des actifs économiques après IS – coût de la dette après IS) x (dette / capitaux propres).
En s’endettant, on espère avoir un supplément de rentabilité comme actionnaire par rapport à ce que dégage l’actif économique.
Quand on parle de rentabilité, il faut penser en risque. En prenant en compte, le risque de la rentabilité car l’effet levier peut se transformer en effet boomerang.